GPS, photographie et Open Data Kit

Les photos prises aux cours des enquêtes de terrain sont le plus efficaces quand elles sont utilisées avec des données GPS. Cela peut se faire en incluant simplement sur les photos l’écran du GPS indiquant la latitude et la longitude. Cela est utile une fois les recherches de terrain terminées, pour comparer les preuves rassemblées sur le terrain avec les données spatiales contextuelles. Il pourra s’agir par exemple de comparer l’emplacement des souches d’arbres avec les cartes des concessions. Mais c’est surtout important pour fournir des preuves aux organismes chargés de faire respecter la loi ou d’autres parties concernées. Bien que simple dans le principe, il n’est pas toujours aisé de prendre une photo montrant l’appareil GPS en raison des reflets sur l’écran et du besoin de s’assurer que les numéros sur le GPS sont nets. La technique s’améliore avec l’expérience et il est nécessaire de s’entraîner avant d’arriver sur le terrain. Il est également utile d’avoir une connaissance raisonnable du fonctionnement des appareils photos pour ajuster la profondeur de champ. Les photos doivent être vérifiées pour s’assurer de la clarté des coordonnées du GPS et du sujet et reprises si nécessaire.

Les smartphones sont maintenant tous équipés d’un appareil photo et d’un système GPS. Google a développé un ensemble d’outils, Open Data Kit (ODK), pour permettre à ces appareils d’être utilisées pour rassembler des informations dans des zones reculées. ODK permet aux utilisateurs de :

  • Créer des formulaires de collecte de données ou d’enquêtes ;
  • Télécharger un formulaire sur une smartphone et collecter les données ;
  • Envoyer les données vers un serveur et les présenter dans des formats utiles.

Ces outils ont été utilisés dans des environnements complexes, par exemple, pour réaliser des enquêtes de santé dans des régions reculées d’Afrique. Mais ils peuvent également être utilisés pour des choses relativement simples, telles que de simples enquêtes de terrain. Dans ce contexte, le formulaire peut être conçu pour demander aux utilisateurs d’enregistrer leurs coordonnées géographiques (en utilisant le GPS du smartphone), une ou deux images, du texte et des questions à choix multiple. Ces informations sont alors envoyées vers un serveur, soit directement sur place, si le téléphone dispose d’une connexion Internet, soit plus tard, une fois de retour au bureau. Les données peuvent être exportées dans un format compatible avec un logiciel SIG ou visualisé sur Google Earth. L’avantage est qu’il ordonne et rationalise automatiquement des quantités potentiellement importantes de données et fait automatiquement le lien entre des images et des coordonnées géographiques.

Il existe de nombreux systèmes similaires à ODK. Comme ODK, ils sont utilisés pour le contrôle des forêts en Guyane, dans le Bassin du Congo, en Indonésie, au Myanmar, en Colombie et au Suriname, pour ne nommer que quelques pays/régions. ODK à l’avantage sur d’autres systèmes de pouvoir être déployé simplement et rapidement. Un certain nombre de critères peuvent être utilisés pour déterminer si d’autres systèmes sont plus appropriés. De plus amples informations sont disponibles sur opendatakit.org.

Si les enquêteurs utilisent ces technologies, un appareil photo ou un smartphone avec GPS, ils devraient également apporter et utiliser un système GPS autonome comme solution de secours. Ils sont plus robustes, ont une plus longue vie de batterie et une meilleure réception.