4. Le regroupement des données cartographiques et des données obtenues sur le terrain

Pour réaliser son analyse de l’exploitation illégale des forêts au Cameroun, Greenpeace a utilisé les limites des permis d’exploitation mis à disposition dans le cadre d’une collaboration entre le World Resources Institute et le ministère des Forêts et de la Faune camerounais. Les données étaient publiées pour renforcer la gestion des forêts dans le pays.

Grâce à des enquêtes menées sur le terrain en 2014, Greenpeace a fourni des informations sur les pistes forestières, les grumes et les souches grâce à des données GPS et à des photos. L’organisation a ensuite comparé l’emplacement des activités d’exploitation forestière avec les limites des permis et constaté que le bois était récolté jusqu’à 2 kilomètres au-delà de la zone autorisée. Les preuves ont été présentées aux autorités néerlandaises chargées de la mise en œuvre du RBUE. En conséquence, les autorités ont déposé un rapport auprès du procureur général contre une société qui avait importé du bois du Cameroun pour avoir manqué de faire preuve de diligence raisonnée.